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Quand l'aide humanitaire laisse place à l'autonomie locale

  • Photo du rédacteur: Caroline Haïat
    Caroline Haïat
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture
@Kia
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Après plusieurs années d'accompagnement, deux projets de développement communautaire en Albanie et au Zimbabwe sont désormais entièrement gérés par les populations locales. Une nouvelle étape qui illustre une approche fondée sur l'autonomie plutôt que sur l'assistance à long terme.


En Albanie et au Zimbabwe, des milliers de personnes bénéficient désormais de programmes de santé, de formation et de développement économique pilotés par leurs propres communautés. Après plusieurs années d'accompagnement, les équipes locales ont officiellement repris la gestion de ces initiatives, marquant une étape clé vers leur autonomie.


Cette transition s'inscrit dans le cadre du Green Light Project (GLP), un programme international lancé en 2012 par le constructeur automobile sud-coréen Kia. Son objectif est d'aider des communautés vulnérables à développer des infrastructures durables dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'emploi, avant de leur transférer progressivement la responsabilité des projets.


Avec cette nouvelle phase, les sites albanais et zimbabwéen deviennent les 13e et 14e projets du programme à fonctionner de manière autonome.

"L'objectif du Green Light Project est de permettre aux communautés de poursuivre leurs activités de manière durable, bien après la fin de notre accompagnement direct", explique Duk Hyun Lee, vice-président et directeur du département Développement durable de Kia Corporation.
@Kia
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Faciliter l'accès aux soins


Depuis 2023, le programme est déployé dans la région montagneuse de Librazhd, en partenariat avec l'ONG World Vision. Cette zone est confrontée à un accès limité aux soins, tandis que certaines anciennes activités minières ont contribué à une forte prévalence du handicap.


Plusieurs initiatives ont ainsi été mises en place : la construction d'un centre de santé polyvalent dédié aux enfants en situation de handicap, un service mobile de rééducation permettant d'atteindre les villages les plus isolés grâce à des véhicules adaptés, des formations destinées aux aidants familiaux, ainsi qu'un soutien à la production agricole afin de renforcer les revenus des familles.


Selon les responsables du programme, près de 4 300 personnes ont ainsi bénéficié d'un meilleur accès aux soins et de nouvelles opportunités économiques.


Agriculture et exploitation minière au Zimbabwe


Au Zimbabwe, le projet est mené avec l'organisation humanitaire Korea Food for the Hungry International (KFHI) dans le district rural de Wedza, où les effets du changement climatique, le manque d'infrastructures d'irrigation et les difficultés rencontrées par les secteurs agricole et minier freinent le développement local.


Les actions engagées ont notamment permis d'installer des systèmes d'irrigation alimentés par énergie solaire, de développer des activités piscicoles, de fournir des équipements de sécurité aux mineurs et d'organiser des formations techniques itinérantes grâce à des véhicules spécialement dédiés au programme.


Au total, près de 34 000 habitants auraient vu leurs conditions de vie s'améliorer grâce à un meilleur accès aux ressources, à la formation et à de nouvelles perspectives économiques.


@Kia
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Un modèle fondé sur la transmission


Contrairement à de nombreux programmes de mécénat ou d'aide au développement, le Green Light Project a été conçu dès son lancement autour d'un principe simple : préparer les communautés à devenir pleinement autonomes. Une fois les infrastructures mises en place, les équipes locales formées et les activités suffisamment consolidées, la gestion est progressivement transférée aux acteurs locaux, afin d'assurer la pérennité des projets sans dépendance durable à un soutien extérieur.


Depuis son lancement en 2012, le programme a été déployé sur 19 sites répartis dans 15 pays d'Afrique, d'Europe et d'Asie. Quatorze d'entre eux sont désormais entièrement administrés par les communautés locales, tandis que cinq autres poursuivront leur développement jusqu'en 2027 avant d'emprunter la même voie.

À travers cette démarche, Kia entend promouvoir un modèle de développement durable dans lequel les communautés deviennent les principales actrices de leur propre avenir.


Caroline Haïat



 
 
 

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