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Un fonds de 50 millions de dollars pour accélérer les technologies de rupture israéliennes

Photo du rédacteur: Caroline Haïat
Caroline Haïat
il y a 42 minutes
3 min de lecture
Yishai Fraenkel, Meirav Dvash, Barak Ben-Eliezer, Alon Natanson, Tamir Sheafer, Yoram Dvash, Naama Kaufman-Pass, Ido Gabay, Anat Iosub-Amir @Bruno Sharvit
Yishai Fraenkel, Meirav Dvash, Barak Ben-Eliezer, Alon Natanson, Tamir Sheafer, Yoram Dvash, Naama Kaufman-Pass, Ido Gabay, Anat Iosub-Amir @Bruno Sharvit

Le groupe Dvash et l’Université hébraïque de Jérusalem annoncent la création d’un nouveau fonds indépendant de capital-risque, avec un objectif de levée de 50 millions de dollars, consacré principalement aux technologies de rupture issues de la recherche israélienne. Le fonds sera créé et géré par Dvash Group, dirigé par Yoram Dvash, en coopération stratégique avec l’Université hébraïque et Yissum, sa société de transfert de technologies. Cette dernière représentera l’université dans le cadre du partenariat.


Le fonds concentrera dans un premier temps ses investissements sur plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour l’innovation technologique : deep tech, technologies quantiques, technologies à double usage et cybersécurité.


Il pourra investir à la fois dans des start-up deep tech externes présentant un potentiel de croissance important, dans des technologies développées au sein de l’Université hébraïque et dans des entreprises fondées par d’anciens étudiants de l’établissement.


Transformer la recherche en entreprises


L’un des principaux objectifs du projet est de répondre à un défi récurrent du secteur des deep tech : faire passer une découverte scientifique du laboratoire au marché.

Les technologies issues de la recherche académique nécessitent souvent plusieurs années de développement, des investissements importants, des infrastructures spécialisées et un accompagnement commercial avant de pouvoir devenir des produits ou des entreprises viables.


Dans ce modèle, Dvash Group apportera son expérience en matière d’investissement, de développement commercial et de partenariats internationaux. De son côté, Yissum doit permettre au fonds d’accéder à l’écosystème scientifique de l’Université hébraïque, notamment à ses chercheurs, laboratoires, doctorants, chercheurs postdoctoraux et anciens élèves.


L’objectif est ainsi de créer un lien plus direct entre capital privé, recherche scientifique et entrepreneuriat.


L’Université hébraïque dispose d’un important historique de valorisation de la recherche scientifique. Ses travaux ont notamment contribué au développement de technologies et de produits associés à Mobileye, au traitement contre le cancer Doxil et au médicament contre la maladie d’Alzheimer Exelon.


Les technologies quantiques et le double usage


Le choix des secteurs ciblés reflète également l’évolution des priorités technologiques mondiales. Les technologies quantiques pourraient notamment transformer l’informatique, les communications, la cryptographie et les systèmes de détection. La cybersécurité demeure parallèlement un secteur stratégique pour les entreprises, les gouvernements et les infrastructures critiques. Les technologies à double usage, capables de trouver des applications à la fois civiles et sécuritaires, occupent également une place croissante dans l’écosystème israélien. Elles peuvent concerner notamment l’intelligence artificielle, les systèmes autonomes, les communications, la détection ou encore les matériaux avancés.


Pour Dvash Group, la création de ce fonds constitue une nouvelle étape dans le développement de ses activités d’investissement. Yoram Dvash, président du groupe, est également ancien président de la World Federation of Diamond Bourses et actuel président de l’Okavango Diamond Company, société diamantaire détenue par l’État botswanais.


"La création de ce fonds constitue une étape importante dans le développement du groupe et reflète notre volonté d’investir dans la prochaine génération de l’innovation israélienne", a déclaré Yoram Dvash.

Selon lui, le partenariat doit permettre d’identifier des technologies prometteuses, aussi bien au sein de l’Université hébraïque que dans l’écosystème israélien au sens large, et de donner aux entrepreneurs accès à des capitaux, à une expertise commerciale et à des réseaux internationaux. Le président de l’Université hébraïque, Prof. Tamir Sheafer, a de son côté présenté le projet comme un moyen de renforcer le passage de la recherche académique à l’entrepreneuriat.


Les partenaires envisagent également de lancer à terme de nouvelles entreprises fondées sur des recherches et technologies développées à l’Université hébraïque. Des événements réunissant chercheurs, entrepreneurs, investisseurs et acteurs industriels devraient également être organisés.


Caroline Haïat


 
 
 

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