top of page

John Paulson fait un don historique de 250 millions de dollars à l’Université hébraïque de Jérusalem

Photo du rédacteur: Caroline Haïat
Caroline Haïat
il y a 28 minutes
4 min de lecture
Université hébraïque de Jérusalem
Université hébraïque de Jérusalem

Le philanthrope et investisseur américain John Paulson a annoncé un don de 250 millions de dollars à l’Université hébraïque de Jérusalem, le plus important de l’histoire de l’établissement. En hommage à cette contribution exceptionnelle, le campus historique du mont Scopus portera désormais le nom de "Campus Alina et John Paulson".


Pour John Paulson, cet investissement représente à la fois un engagement en faveur de l'excellence académique et une marque de solidarité envers Israël.


"Israël, un pays de seulement 10 millions d'habitants, a stupéfié le monde par ses prouesses scientifiques et technologiques", a déclaré l'investisseur. Il a souligné le rôle de l'Université hébraïque dans la formation de générations d'étudiants et dans le développement de la recherche scientifique.


Fondée en 1925 avec la participation d'Albert Einstein, l'université s'est construite autour d'une conviction : l'éducation, et en particulier l'enseignement scientifique, constitue l'un des fondements d'une société moderne. Depuis sa création, l'établissement a déposé plus de 10 750 brevets et ses chercheurs ont été associés à des distinctions internationales majeures, notamment dix prix Nobel, deux prix Turing et une médaille Fields.


John Paulson estime que l'université combine une qualité académique exceptionnelle avec une capacité à produire des résultats scientifiques à un coût inférieur à celui de nombreuses institutions américaines comparables. Il considère ainsi que l'établissement représente une destination particulièrement pertinente pour les investissements philanthropiques.


Il a également salué Israël comme une économie avancée, dynamique, démocratique et pluraliste.


John Paulson
John Paulson

Un investissement stratégique dans la recherche et l'innovation


Au-delà de son montant record, le don doit financer plusieurs priorités stratégiques de l'université, avec une attention particulière portée aux domaines essentiels pour l'avenir d'Israël. L'un des axes majeurs concerne la création d'une nouvelle faculté d'ingénierie, destinée à renforcer les capacités de formation et de recherche dans des disciplines au cœur de l'innovation technologique. L'objectif est notamment de rapprocher l'ingénierie, l'informatique, la médecine et les sciences de la vie afin de répondre à des défis technologiques et sociétaux complexes.


Le financement contribuera également au développement de l'écosystème médical et biomédical de l'université. Il doit permettre de renforcer les infrastructures de recherche, d'accélérer l'innovation pédagogique et de faire évoluer le nouveau modèle de formation médicale que l'établissement commence à mettre en place.


Une partie du don sera également consacrée à la recherche sur les traumatismes et le syndrome de stress post-traumatique, un enjeu particulièrement important dans le contexte des crises et des conflits qui ont marqué la société israélienne. Les fonds soutiendront les travaux consacrés à la prise en charge et au rétablissement des personnes touchées.


Enfin, l'université prévoit de développer une nouvelle structure de réflexion consacrée à l'impact public et aux communautés. Ce centre, conçu comme un espace de dialogue entre le monde académique et les besoins concrets de la société, doit contribuer à transformer les connaissances scientifiques en réponses aux défis sociaux.


Un soutien à long terme au capital humain israélien


Pour le président de l'Université hébraïque, le professeur Tamir Sheafer, cette contribution s'inscrit dans la continuité du projet fondateur de l'établissement.


"Il y a plus d'un siècle, sur le mont Scopus, l'Université hébraïque a été fondée autour d'une idée puissante : là où l'histoire avait connu la destruction, le peuple juif construirait son avenir grâce au savoir, à la découverte et à l'éducation", a-t-il déclaré.

Selon lui, le don de John Paulson prolonge cette vision à l'aube du deuxième siècle d'existence de l'université. Il permettra notamment de recruter des chercheurs de premier plan, de soutenir des étudiants particulièrement talentueux, d'équiper des laboratoires de pointe et de transformer des idées ambitieuses en avancées scientifiques susceptibles de changer des vies.


Le professeur Sheafer a également souligné la portée de cet engagement pour la communauté juive internationale, estimant qu'il constitue un exemple de leadership philanthropique et un appel à soutenir les fondements scientifiques et universitaires d'Israël.


L'Université hébraïque occupe une place importante dans le paysage académique international. En 2026, elle s'est classée au 89e rang mondial du classement de Shanghai, selon les informations communiquées dans le cadre de cette annonce.


Le don de John Paulson s'inscrit par ailleurs dans une relation de soutien déjà ancienne. Sa fondation a notamment contribué au financement des infrastructures d'ingénierie et d'informatique de l'université, avec le bâtiment Paulson Bar-El consacré à l'informatique et à l'ingénierie, ainsi que le bâtiment John Paulson dédié au génie électrique, tous deux situés sur le campus Edmond J. Safra.


En 1918, près de trente ans avant la création de l'État d'Israël, la première pierre de l'Université hébraïque avait été posée sur le mont Scopus. L'établissement avait officiellement ouvert ses portes sept ans plus tard, en 1925, concrétisant un projet porté par plusieurs grandes figures intellectuelles juives de l'époque, dont Albert Einstein et Sigmund Freud.


Depuis, l'université est devenue un acteur majeur de la recherche, de la formation supérieure et de l'innovation en Israël. Le mont Scopus demeure un symbole de cette ambition : bâtir une société par la connaissance, former des générations de responsables et mettre les découvertes scientifiques au service de l'humanité.


Caroline Haiat



 
 
 

Commentaires


bottom of page