Ogen demande une licence pour créer la première banque à but non lucratif d’Israël


L’organisme israélien de crédit social Ogen a déposé auprès de la Banque d’Israël une demande officielle pour créer la première banque à but non lucratif du pays. Le projet, développé en partenariat avec la coopérative de crédit Ofek, entend proposer un modèle bancaire fondé sur la transparence, l’équité et le retour des excédents aux clients.
Un modèle bancaire fondé sur l'équité
Selon Ogen, la future banque proposerait notamment un taux d’intérêt uniforme à l’ensemble de ses clients, indépendamment de leur identité ou de leur situation.
Cela pourrait prendre la forme de conditions financières plus avantageuses, de services de conseil et d'accompagnement financier, ou encore d'un accès facilité au crédit pour les personnes confrontées à des difficultés économiques.
L'ambition affichée par Ogen dépasse ainsi la création d'une nouvelle banque. L'organisme souhaite utiliser ce modèle pour stimuler la concurrence dans le secteur bancaire israélien et pousser les établissements financiers à adopter davantage de transparence et de responsabilité.
"Le dépôt de cette demande auprès de la Banque d’Israël marque le début d’une véritable révolution dans la manière dont nous concevons la banque en Israël", a déclaré Sagi Balasha, directeur général du groupe Ogen.
Plus d'un milliard de shekels de capital
Ogen affirme aborder cette procédure avec une base financière solide. Le groupe dispose désormais de plus d'un milliard de shekels de capital et s'est fixé pour objectif d'atteindre 792 millions de shekels de fonds propres d'ici la fin de 2026.
La future banque serait soumise aux mêmes exigences réglementaires que les autres établissements bancaires agréés et fonctionnerait sous la supervision de la Banque d’Israël, avec des infrastructures technologiques avancées.
Fondé il y a plus de trois décennies, Ogen accorde des prêts sans intérêts ou à taux subventionnés aux particuliers, aux petites entreprises et aux organisations à but non lucratif. Son financement repose notamment sur les dons philanthropiques, les dépôts d'investisseurs, les obligations à impact social et des lignes de crédit bancaires.
L'organisation propose également un accompagnement financier et professionnel à ses bénéficiaires.
Avec ce projet bancaire, Ogen entend désormais franchir une nouvelle étape : passer du statut d'acteur du crédit social à celui d'une institution bancaire supervisée, tout en conservant une structure dont la finalité n'est pas la rémunération d'actionnaires.
La demande doit désormais être examinée par la Banque d'Israël, qui devra notamment évaluer le plan d'affaires, la solidité financière du projet et sa conformité aux exigences réglementaires avant toute éventuelle délivrance de licence.
Caroline Haïat





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